Scientifiques, experts et familles brisent enfin le silence et accusent la Convention de La Haye de 1993
Article de Racines et Dignité – écrit juste après notre participation au Premier Congrès International « Zajedno u zaštiti djece » (Ensemble pour la protection des enfants), 16 mai 2026, Hôtel Novella Uno, Novi Banovci, Belgrade.
Le 15 mai 2026, Belgrade a vécu un moment historique
Pour la première fois, un congrès international entier a mis les bébés volés au centre des débats. Ce n’était plus une douleur privée ou une « théorie du complot » : c’est devenu une réalité criminelle documentée par la science.Nous, Racines et Dignité, étions présents dans la salle. De nombreuses familles venues de Serbie, Croatie, Bosnie, Allemagne, Roumanie, Angleterre et Autriche ont courageusement témoigné. Des mères brisées et des adoptés kidnappés ont revécu leur calvaire avec une force bouleversante. Plus de 27 intervenants et experts internationaux – de Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Allemagne (ex-RDA), Grande-Bretagne, Belgique, Canada, États-Unis, Grèce, France, Roumanie, Bulgarie, Slovénie, Suède, Colombie, Bangladesh et de nombreux autres pays – ont transformé ce congrès en un cri collectif, puissant et unanime : « Assez de mensonges ! »
Des scientifiques et experts ont brisé le silence
Une équipe de criminologues britanniques (Prof. Paul Thornbury PhD and associates et Prof Sandi dizdarevic PhD (Bosnia and Herzegovina)) ont présenté le modèle EPDIA (Enlèvement Institutionnel Précoce Post-Accouchement). Basé sur 31 entretiens et 13 cas détaillés (années 1970-2018), ce modèle démonte le mécanisme précis du vol institutionnel :
Sélection des mères vulnérables (jeunes, isolées, sans moyens de contester).
Blanchiment d’identité (nouvelle famille + fausse inhumation).
Suppression : la « longue guerre » contre les parents (documents perdus, harcèlement, disqualification).
C’est un crime d’État organisé, une organisation criminelle structurée avec une symbiose entre hôpitaux, registres et réseaux criminels. Un véritable marché illicite de traite d’enfants.Mais le scandale ne s’arrête pas là.
Mais le scandale ne s’arrête pas là.
Pendant le congrès, la famille Kojić, famille d’accueil stable en Serbie, a interrompu Mme Roelie Post pour dénoncer le cas de l’enfant placée chez eux pendant cinq ans, qui a été arrachée à leur foyer et exportée en Suède via une adoption « légale » conforme à la Convention de La Haye de 1993.
Roelie Post, experte internationale, l’avait déjà dénoncé : les effets pervers de La Haye 1993. Au lieu de protéger les enfants, cette convention transforme les adoptions internationales en marché légalisé, décourage les vraies réformes nationales et offre un vernis de légalité au blanchiment d’identité.
Mme Roelie Post et la famille Kojić
Point culminant du congrès : la Résolution historique
Les participants ont adopté à l’unanimité une Résolution officielle sur la protection des enfants et le droit à la vérité concernant les nouveau-nés disparus. Ils y condamnent avec la plus grande fermeté les enlèvements systématiques dans les maternités, la falsification des documents, la traite d’organes, l’exploitation sexuelle ainsi que le rôle des autorités qui couvrent ces crimes depuis des décennies.
La grande victoire : la naissance de l’Organisation Internationale FIND
Ce moment restera gravé dans l’histoire : la création de l’Organisation Internationale FIND (International Organization for Finding Disappeared and Kidnapped Children from Maternity Hospitals).
Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale pour la protection de l’enfance, il a été fièrement annoncé que FIND est désormais établie. Bientôt officiellement enregistrée, elle sera dirigée par sa future Présidente Mme Roelie Post et deviendra l’autorité centrale supranationale, indépendante des États.
Sa mission est claire et ambitieuse :
coordonner les enquêtes internationales,
créer une base de données ADN mondiale et un registre unifié des enfants disparus,
protéger les témoins et les lanceurs d’alerte,
ouvrir toutes les archives d’État (police, hôpitaux, services de sécurité),
examiner toutes les adoptions internationales suspectes,
exiger des États une reconnaissance publique et des excuses officielles,
faire appliquer le principe que les crimes contre les enfants n’ont pas de prescription.
FIND viendra également renforcer le combat d’ACT Against Child Trafficking. Ensemble, ils seront plus forts.
Le droit à la vérité est désormais reconnu comme un droit inaliénable, que ni la bureaucratie, ni les délais de prescription, ni les intérêts politiques des États ne peuvent plus étouffer.
Cette résolution historique porte la signature d’Ana Pejić, Co-Présidente du congrès et présidente de l’Association des Parents des Bébés Disparus de Voïvodine. Véritable grande force du mouvement, elle incarne depuis des années le courage, la détermination et la combativité des familles serbes dans leur quête inlassable de vérité et de justice.
Intervention Juliane Hubsch-Congrès internationale 15 mai 2026-Belgrade
Julliane Hubsch, psychothérapeute allemande présente au congrès a témoigné avec une force bouleversante sur la perte ambiguë et le trauma profond des mères de l’ex-RDA : à qui l’on a annoncé la mort de leur enfant sans jamais montrer de corps, sans documents cohérents, sans aucune vérité. Son message est limpide : ce n’est pas un drame local.
C’est un crime international contre les enfants, contre les familles et contre la vérité elle-même.Assez.Ce premier congrès sur les bébés volés n’est pas une fin : c’est un début.
Racines et Dignité exige, avec l’ensemble des participants :
la mise en place immédiate de FIND et de la base de données ADN internationale,
la suspension immédiate des adoptions internationales et que la vérité soit établie,
l’abandon pur et simple du modèle actuel de la Convention de La Haye de 1993.
Les enfants ne sont pas des marchandises. Ni pour les réseaux hospitaliers, ni pour les agences d’adoption qui se cachent derrière les textes internationaux.
La vérité n’a pas de date de péremption. Les enfants volés non plus.
Pour en savoir plus :
Vidéo complète de la présentation académique « OTMICA BEBA POTVRDJENA » (sous-titrée en serbe) Regarder la vidéo
Après des années de déni judiciaire, de classements sans suite et de silences institutionnels, et malgré les menaces perpétuelles qui pèsent sur nos vies et celles de nos proches, une étape judiciaire majeure vient d’être franchie à Bruxelles.
Le 19 mars 2026, Marion Le Roy, victime roumaine adoptée illégalement et porte-parole du collectif Racines & Dignité, accompagnée de Roelie Post, ancienne fonctionnaire de la Commission européenne et lanceuse d’alerte internationale reconnue, ont déposé conjointement une plainte avec constitution de partie civile contre X au Tribunal de Première Instance francophone de Bruxelles.. Une instruction judiciaire est désormais officiellement ouverte.
Pour la première fois, la Belgique est contrainte d’enquêter pénalement sur le réseau transnational de trafic légalisé dans l’adoption internationale documenté depuis 1980.
(Mme Post et Mme Le Roy Greffe de la Chambre du conseil- Bruxelles-19 mars 2026)
Qu’est-ce qu’une constitution de partie civile ?
En droit pénal belge, une victime peut se constituer partie civile. Cela nous donne un statut de partie à part entière au procès pénal : nous pouvons consulter l’intégralité du dossier, demander des actes d’enquête supplémentaires, réclamer des dommages et intérêts et participer activement aux audiences. Cette démarche force une enquête approfondie, même lorsque le Parquet avait jusqu’ici hésité à agir.
Les infractions visées :
Trafic d’enfants roumains
Crimes contre l’humanité
Déni de justice
Pourquoi crimes contre l’humanité ?
Le rapport d’octobre 2025 de la Rapporteuse spéciale de l’ONU Siobhán Mullally (A/80/166) et la Déclaration politique de l’AGNU 2025 reconnaissent explicitement l’adoption internationale illégale comme une forme de traite des enfants, y compris dans les situations de conflit et de crise humanitaire. Le texte fondateur de 2022 (encore activement référencé) va plus loin : ces pratiques « peuvent violer l’interdiction de l’enlèvement, de la vente ou de la traite des enfants » et, « dans certaines conditions, peuvent constituer des crimes graves tels que le génocide ou des crimes contre l’humanité ». Il ne s’agit plus de simples recommandations. Ce sont des obligations contraignantes au titre du Protocole de Palerme, du Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant concernant la vente d’enfants, et de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.
Les États doivent :
criminaliser les faits comme infractions continues,
enquêter systématiquement (y compris les cas historiques),
poursuivre les auteurs (intermédiaires, fonctionnaires, ONG),
et mettre fin à l’impunité et réparer les victimes.
Comme le soulignent les experts de l’ONU dans leur dernier avis (2025-2026) : refuser d’ouvrir une enquête pénale n’est plus une simple « défaillance bureaucratique », mais peut constituer une complicité dans des crimes graves.
Appel à la responsabilité internationale
Il est impératif que les États concernés, en particulier la Belgique, la France, l’Union européenne et l’ensemble de la communauté internationale, reconnaissent pleinement leurs responsabilités au titre du droit international, engagent sans délai des enquêtes judiciaires indépendantes et systématiques, et mettent fin à toute forme de protection ou d’impunité accordée au réseau transnational d’adoptions illégales documenté depuis 1980, notamment les filières SERA, Care et les structures associées.
Prochaines étapes
Cette constitution de partie civile rend les deux plaignantes parties à part entière à la procédure. Un juge d’instruction devrait être désigné dans les prochaines semaines (délai habituel : 3 semaines à 1 mois).
Nous ne lâcherons rien.
Pour la vérité. Pour toutes les victimes. Pour que cela ne se reproduise plus.
Titre officiel : Child rights and child trafficking in conflict situations: strengthening prevention, protection and accountability (A/80/166) Liens directs (disponibles en anglais, et souvent en d’autres langues officielles de l’ONU) :
Ce rapport est celui qui est présenté à l’Assemblée générale des Nations Unies fin octobre 2025. Il correspond exactement à la description que vous avez partagée (adoption internationale illégale comme forme de traite des enfants en situation de conflit, renforcement de la responsabilité, taux de condamnation très bas, etc.). Bonus : Le communiqué de presse de l’ONU (31 octobre 2025) qui l’accompagne est ici : https://www.ohchr.org/en/press-releases/2025/10/un-expert-calls-urgent-response-child-trafficking-conflict-situations
Vous avez le droit de connaître toute la vérité sur vos origines et les circonstances de votre départ de Roumanie.
Leagănul De Copii Nr. 1, București
Pourquoi cette lettre vous concerne ?
Chers adoptés,
Vous avez le droit de connaître toute la vérité sur vos origines et les circonstances de votre départ de Roumanie.
Cette lettre n’a pas pour but de raviver des blessures, mais de vous donner les moyens de réclamer des réponses, des réparations et une reconnaissance officielle des abus subis. Votre histoire ne doit pas être effacée, et justice doit être rendue pour ceux qui ont souffert dans l’ombre de ces institutions.
La réalité cachée de Sfânta Ecaterina
Le Centre Sfânta Ecaterina à Bucarest, autrefois le plus grand orphelinat de Roumanie, était un point central pour des réseaux organisés qui exploitaient des enfants abandonnés, volés ou manipulés, les plaçant sur un marché lucratif de l’adoption. Sous couvert de missions humanitaires, des agences d’adoption ont dissimulé corruption, trafic humain et exploitation dans la Roumanie post-Ceaușescu. Fondé à l’origine par la famille de la princesse Ecaterina Olympia Caradja-Cantacuzino (1893-1993), le centre est devenu, dans les années 2000, un symbole.
@dosaresecrete-Princesse Ecatrina Caradja
Des études comme le Bucharest Early Intervention Project (BEIP) (1) ont fait la promotion de la désinstutionalisation, tout en soulevant des questions éthiques sur l’utilisation de mineurs comme sujets de recherche. Les méthodes controversées du BEIP, comme la randomisation d’enfants dans des environnements nuisibles, visaient à promouvoir la l’adoption internationale.
L’Ong SERA (Solidarité enfants roumains abandonnés) était l’organisateur du BEIP, comme révélé dans le documentaire allemand « Cherche enfant, paye cash – le lobby de l’adoption ». 2
Malgré ces graves allégations, SERA a été déclarée ONG d’utilité publique par le gouvernement roumain en 2020, et bénéfice des fonds européens.
Une vérité plus sombre : trafic et exploitation
Derrière la façade humanitaire se cache une réalité troublante. Des documents déclassifiés américains suggèrent que la famille Caradja, notamment Alexandra « Tanda », aurait été impliquée des opérations d’intelligence après la guerre. Dans les années 1990, Sfânta Ecaterina est devenu un centre de trafic d’enfants, avec la participation des avocates comme Iliana Bustea (Fondation Irene).
Extrait document déclassifié par le Interagency Security Classification Appeals Panel (ISCAP)-archives nationales des Etats Unis
Le Musée de l’Abandon : une mémoire sélective ?
La chaîne de mensonges sur les horreurs des orphelinats roumains se perpétue depuis des décennies, transformant la souffrance en un business lucratif pour les acteurs impliqués dans la désinstitutionalisation et les adoptions internationales, comme en témoigne le Muzeul Abandonului (Musée de l’Abandon), lancé en 2021 comme un « musée-forum digital et participatif » prétendant cartographier la culture de l’abandon et offrir un espace de dialogue pour les survivants du système communiste et post-communiste. Cependant, ses liens avec SERA et Hope and Homes for Children Romania, acteurs clés du lobby de la désinstitutionalisation, suscitent des inquiétudes.
Ces groupes sont critiqués pour avoir promu des fermetures d’orphelinats qui ont facilité des adoptions lucratives, tout en ignorant les accusations de corruption et de trafic. Ce récit sélectif risque de blanchir l’histoire, transformant les horreurs du passé en une entreprise rentable pour les mêmes réseaux, désormais déguisés en sauveurs.
Le projet de régénération : guérison ou effacement ?
Aujourd’hui, le projet de régénération urbaine annoncé en 2023 pour transformer l’ancien site en campus avec musée, parc et centres thérapeutiques, géré par la DGASPC,( (Direcția Generală de Asistență Socială și Protecția Copilului), et financé par des fonds européens interroge : est-ce une reconnaissance historique ou une tentative d’effacer le passé, les souffrances et les trafics qui ont marqué votre histoire ? Il est temps d’exiger des enquêtes pour préserver la mémoire et obtenir justice. (3)
Chers adoptés, il est temps d’exiger des enquêtes pour préserver la vérité, les documents nous concernant et obtenir justice.
Votre histoire compte. Assurons-nous qu’elle ne soit ni oubliée ni réécrite.
Marion LE ROY
(1) L’expérimentation BEIP (Bucharest Early Intervention Project), lancée en 2000 par des chercheurs comme l’américain Charles Nelson, est une étude randomisée sur les effets de la privation psychosociale dans ces institutions : elle a comparé des enfants restés en orphelinat (comme ceux du Leagănul Sfânta Ecaterina, rebaptisé sous le communisme) à ceux placés en familles d’accueil, révélant des impacts durables sur le développement cérébral, mais soulevant des critiques éthiques pour avoir maintenu un groupe contrôle en institution, potentiellement prolongeant leur souffrance au nom de la science.
Passeport roumain d’Adriana avec une nouvelle identité pour son adoption au Québec-1991
Adriana, une Québécoise adoptée en Roumanie, vit un drame insoutenable : elle n’a plus d’identité légale.
Vendue pour 1 000 USD après sa naissance en 1990, elle porte une fausse identité qui expirera dans deux ans, la laissant sans statut au Québec, où elle a grandi.
Les articles du Journal de Montréal (7 et 9 décembre 2024), un rapport d’Interpol de 2006 révélé par Mme Roelie Post, lanceuse d’alerte, et ses propres révélations sur Instagram et Facebook exposent un scandale effroyable : des enfants volés, des familles manipulées, et un Québec informé dès 2015 qui a fermé les yeux. Son appel au premier ministre François Legault est un cri ultime pour obtenir justice.
Un trafic inhumain sous couvert d’adoption
Dans les années 1990, la Roumanie post-communiste est devenue un marché noir où des enfants étaient vendus à l’étranger. Adriana, adoptée à 8 mois, découvre tardivement que ses documents sont falsifiés : elle a pris la place de Roxana.
Le 15 juillet 1991, ses parents, manipulés par la misère, la cèdent pour 1 000 USD à leurs voisins, les Iordache, qui la substituent à Roxana à la dernière minute.
Sa mère, incapable de consentir librement, est victime d’un système qui a vu plus de 30 000 enfants adoptés illégalement entre 1990 et 2005.
Mme Roelie Post, lanceuse d’alerte, fonctionnaire à la Commission Européenne et responsable sur le dossier des enfants lors de l’élargissement de l’UE, informe Adriana, qu’un rapport de 2006 révélait qu’Interpol enquêtait sur 11 cas similaires : des enfants restés en Roumanie remplacés par d’autres envoyés à l’étranger. Quatre substituts ont été retrouvés, mais sept, dont Adriana pourrait faire partie, restent disparus. « Interpol search for Romanian children adopted abroad » : http://database.againstchildtrafficking.org/node/129561
Une identité au bord du néant
Les papiers d’Adriana, fondés sur une fausse identité, expireront dans deux ans, la menaçant de devenir une « sans-identité » au Québec.
Cette précarité, héritage des falsifications des années 1990, la plonge dans l’angoisse. Le rapport d’Interpol montre que des passeports d’enfants restés en Roumanie facilitaient ces substitutions en permettant à des bébés sans photo de quitter le pays. Adriana, utilisée comme « bébé de remplacement », risque de perdre toute existence légale – une injustice insupportable.
Une alerte ignorée par le Québec depuis 10 ans
En 2015, l’État roumain a averti le Québec par une lettre officielle (A/SJC/AM/3958/04.05.2015), confirmée par un accusé de réception du 13 mai 2015, signalant qu’une Roxana Pamela Iordache, supposée adoptée par une famille canadienne, était restée en Roumanie avec sa mère biologique, suggérant une adoption frauduleuse.
Adriana n’a jamais été informée de courrier officiel de l’état roumain .
Malgré cette preuve, le Secrétariat aux services internationaux à l’enfant (SASIE), rattaché au Ministère de la Santé et des Services Sociaux (MSSS) et incluant la Direction de la protection de l’enfance (DPJ), n’a ni enquêté ni soutenu Adriana.
Le 27 novembre 2024, Adriana s’est entretenue avec le SASIE, et quelques heures après, le Québec via un communiqué de presse annonce suspendre les adoptions internationales, une décision victorieuse bien que tardive. Cette inaction, qualifiée de criminelle, contraste avec l’enquête d’Interpol en 2006.
Le 24 juin 2025, lors de la Fête nationale du Québec, Adriana a lancé un appel à François Legault 1er ministre du Québec sur Instagram avec ce message « je vous implore : je me bats seule en Roumanie pour mes droits en tant que Québécoise et citoyenne canadienne, sans identité. J’ai besoin de votre aide. À tous mes compatriotes québécois : aidez-moi à faire entendre ma voix. Partagez cette vidéo. Bonne Saint-Jean-Baptiste«
Un appel à la justice avant l’oubli soutenu par « Racines & Dignité »
Adriana réclame une commission d’enquête publique pour dévoiler le trafic d’enfants roumains et protéger les adoptés menacés de perdre leur statut. Vendue, manipulée, et bientôt effacée, elle représente des milliers de victimes dont l’identité a été volée. Son cri d’alamre à Mr Legault et son combat public sont un sursaut pour la vérité, avant que le temps ne l’engloutisse.
Un début de combat en Roumanie
Face à cette urgence, Adriana a pris une décision courageuse : s’installer en Roumanie et récupérer son identité, sa seule chance de ne pas devenir « rien » dans deux ans.
A son arrivée à Bucarest il y a quelques jours, Adriana a déposé une plainte officielle accompagnée d’une demande d’autorisation pour un test ADN, approuvé par la cour roumaine et escaladé à la DIICOT (Département de la lutte contre la corruption de Roumanie), afin de prouver qui elle est vraiment. Ce geste audacieux, combiné à son appel à Mr Legault, montre sa détermination à briser le silence malgré l’échec des autorités québécoises.
Juin 2025 : Adriana va déposer une plainte à la police Roumaine
Un scandale qui exige réparation
Le scandale des adoptions roumaines, marqué par la manipulation et l’inaction, exige une réponse immédiate.
Adriana mérite une identité, une justice, et des excuses.
Une enquête judiciaire, des tests ADN, et des mesures pour sécuriser les statuts des adoptés sont indispensables.
Le collectif Racines & Dignité est né d’une urgence et d’une vérité révélée grâce au travail de Madame Roelie Post (1), politologue néerlandaise et fonctionnaire à la Commission Européenne, où elle s’est spécialisée sur les droits des enfants en Roumanie. Reconnue comme lanceuse d’alerte aux Pays-Bas, mais ni par la Commission Européenne ni par la justice Belge, elle a été licenciée en 2018 après avoir dénoncé les abus dans les adoptions internationales. Malgré les intimidations très graves et l’absence de reconnaissance de la Commission Européenne, son travail, bien documenté, nous a ouvert les yeux sur une vérité dérangeante : derrière les adoptions internationales se cache un système qui engendre systématiquement des abus, orchestrés par des réseaux de trafic organisés. Par ces révélations, cette vérité cachée par le lobby d’adoption, nous avons créé le collectif Racines & Dignité pour défendre les victimes de ces pratiques. Notamment, à l’image des 150 enfants roumains amenés dès 1990 en France par l’ONG SERA France-Roumanie sous prétexte de visas médicaux. Par la suite, SERA France-Roumanie a fusionné avec la Fondation Care France, qui a pris le relais pour assurer le suivi de ces 150 enfants, mais sans mettre fin aux abus qu’ils subissent.
Nous révélons des faits glaçants et appelons à une mobilisation urgente pour que justice soit rendue.
Un trafic organisé avec des visas frauduleux
Entre les années 1990 et 2011, 150 enfants roumains ont été amenés en France et en Belgique par l’Ong SERA, dirigée par M. de Combret, sous prétexte de visas médicaux de courte durée. Ces visas étaient basés sur des faux certificats médicaux avec un réseau de médecins, et sans le consentement de leurs familles puisqu’ils étaient déclarés « abandonnés« . Les enfants étaient systématiquement déplacés de leurs villes natales pour que leurs familles ne les retrouvent pas. Des familles cherchent leurs enfants portés disparus.
En 2006, SERA France fusionne avec la fondation CARE France. En 2007, le programme SERA a été confié à l’association Vivre En Famille en avril 2007 tandis que CARE France assure les aspects financiers. Mme Arielle de Rothschild ( Gérante chez Rothschild,) est présidente de CARE France
Pire encore, la grande majorité de ces enfants n’est jamais retournée en Roumanie, leurs familles restant sans nouvelles, plongées dans l’angoisse et l’incertitude.
Abus sexuels, maltraitances, tortures et séquestrations
Une fois en France, ces enfants ont été livrés à un sort tragique. Beaucoup ont été abusés sexuellement, séquestrés, et maltraités dans des familles d’accueil ou des institutions. Une jeune femme que nous accompagnons déclarée handicapée, arrivée en 2000, a été violée à l’âge de 18 ans par un membre de sa famille d’accueil, avant d’être placée dans une institution spécialisée Ces violences, infligées à des enfants déjà vulnérables, révèlent une cruauté insupportable.
Voici un exemple d’ histoire parmi tant d’autres souvent racontée pour manipuler ou justifier les actions de l’Ong SERA
Un Banquier Fortuné au Secours des Enfants Roumains- Pourquoi les déplacer en France et ailleurs ?
Enfermement et traitements médicaux lourds : un réseau à l’œuvre ?
Aujourd’hui, la majorité de ces 150 enfants sont enfermés dans des institutions, souvent sous des traitements médicaux lourds, parfois injustifiés, qui les maintiennent dans un état de dépendance et de silence. Nous soupçonnons l’existence d’un réseau derrière ces agissements, qui aurait orchestré leur enfermement pour étouffer leurs voix et protéger les responsables.
Qui tire les ficelles de cette machine à broyer des vies ?§
Une inaction des autorités qui scandalise
En 2022, notre collectif a déposé des plaintes au parquet de Paris, accompagnées de preuves accablantes contre SERA. Malgré nos alertes répétées et de nombreuses plaintes, la procureure de la République reste muette.
M. de Combret n’a jamais été auditionné, alors que certains d’entre nous ont été entendus par l’OLTIM (Office de lutte contre le trafic illicite de migrants). Cette inaction est une trahison pour ces enfants.
Des intimidations pour nous faire taire
Le 25 mai 2025, Marion Le Roy a reçu un e-mail frauduleux envoyé depuis une adresse falsifiée (a….@gendamerie.interieur.gouv.fr (mailto:a……@gendamerie.interieur.gouv.fr), alors que le domaine officiel est gendarmerie.interieur.gouv.fr). Cet e-mail, prétendant mener une « enquête judiciaire » sans aucune information, demandait ses coordonnées.
Le 27 mai 2025, après être allée dans une brigade de gendarmerie pour dénoncer cette fraude, il a été bien confirmé que l’expéditeur, A……l, est un gendarme en poste. Il sera même contacté, et a admis avoir envoyé cet e-mail, sans référence officielle, et a tenté de la recontacter à 17h42, sans succès.
Ces actes, qualifiables d’usurpation d’identité numérique (article 226-4-1 du Code pénal) et de tentative d’intimidation (article 434-5), soulèvent une question grave : ce gendarme agit-il pour protéger un réseau impliqué dans ce trafic ? Ces pressions mettent Marion et toutes les victimes en danger.
D’après une source fiable, aucune plainte n’a été déposée contre Marion Leroy : ces agissements relèvent uniquement de l’intimidation, visant à faire taire notre combat.
Un appel à la mobilisation
Face à l’inaction des autorités, nous restons déterminés
Nous lançons un appel urgent à la société civile, aux médias, et aux organisations de défense des droits humains :
Exigez une enquête approfondie sur ce réseau et sur les agissements de ce gendarme.
Demandez des mesures de protection, d’assistances immédiates pour les 150 enfants, et toutes les victimes arrivées illégalement en France via l’adoption internationale.
Brisez le silence sur ce trafic qui détruit des vies depuis des décennies.
Et des questions cruciales restent en suspens face à un réseau tentaculaire et transfrontalier :
Combien sont arrivés avec de faux diagnostics médicaux, car ces certificats frauduleux étaient le moyen utilisé pour justifier leur venue en France sans le consentement de leurs familles.
Combien de ces 150 enfants sont encore vivants aujourd’hui ?
Pourquoi la fondation CARE France, qui a pris le relais pour le suivi de ces enfants, n’a-t-elle pas agi pour les protéger face à tous ces abus ?
Ces enfants ont ils été des cobayes pour des expérimentations médicales ?
Les familles d’accueil qui les ont accueillis étaient-elles réellement agréées par les autorités ?
Combien d’argent ces familles et l’ONG SERA ont-elles touché pour ces placements ?
Rejoignez notre combat : partagez cet article, contactez-nous pour témoigner ou apporter votre soutien, et aidez-nous à faire entendre la voix de ces 150 enfants.
Ensemble, nous pouvons obtenir justice face ces crimes contre l’humanité.
Contact : grouperacinesetdignite@protonmail.com
(1) : https://www.roeliepost.eu/
« Romanian for export only » (2007-Roelie Post)- https://www.roeliepost.eu/buy-the-book/
Le documentaire « Adoption : les dessous d’un trafic » sorti le 12 septembre 2004 du journaliste d’investigation français Hubert Dubois met en lumière la corruption et les fortes pressions exercées par des lobbies pour rouvrir les adoptions internationales en Roumanie.
Entre 1990 et 2001, la Roumanie a largement eu recours à l’adoption internationale, voyant des milliers d’enfants partir à l’étranger dans des conditions souvent précipitées, marquées par des abus et des trafics. En juin 2001, le Comité Roumain pour les Adoptions (CRA) a suspendu l’enregistrement des nouvelles demandes d’adoption internationale de familles étrangères pour une durée minimale d’un an.
La Roumanie prend alors la décision de mettre un terme aux adoptions internationales en lançant des programmes axés sur la protection de l’enfance. Le pays dénonce un système qui a permis à l’adoption internationale de devenir un marché lucratif de l’enfance, justifiant ainsi le moratoire de 2001. C’est le point de départ d’une réforme législative visant à protéger les enfants en difficulté. La nouvelle loi prévoyait de stopper les adoptions internationales en gelant les dossiers en cours, concernant notamment des familles de France, des États-Unis, d’Italie et d’Israël. Le message de l’État roumain était sans équivoque : « aucune nouvelle demande ne serait acceptée« . Parallèlement, le gouvernement a développé des solutions pour garantir la protection de ses enfants.
Extrait « Adoption : les dessous d’un trafic »– film de Hubert Dubois – Galaxie Production/OFRT 2004
Les institutions ont été transformées en lieux de vie et, grâce à une volonté politique affirmée, les enfants quittant les centres de placement ont été placés dans des familles d’accueil, certaines d’entre elles exprimant leur souhait d’adopter ces enfants. L’objectif était de remplacer l’adoption internationale par l’adoption nationale.
En mars 2004, Gabriela Coman Secrétaire d’état de la protection de l’enfance a présenté son projet de loi devant le Sénat, alors que la Roumanie, candidate à l’Union Européenne, cherchait à se conformer aux normes européennes. Des délégations de parlementaires étrangers se sont succédées à Bucarest pour faire pression sur leurs homologues roumains, certains sénateurs restant indécis.
Les pressions allaient jusqu’à inclure des enjeux politiques, comme l’adhésion de la Roumanie à l’OTAN, officialisée en avril 2004. Le Congrès américain, par exemple, avait exigé la levée du moratoire comme condition préalable aux négociations. Finalement, une cinquantaine d’enfants ont pu partir à l’étranger.
Madame Nicholson, députée au Parlement européen, est apparue comme la principale alliée de Gabriela Coman sur la scène internationale, face à un marché influencé par des intérêts financiers et politiques. L’ambassade des États-Unis à Bucarest, ainsi que les familles adoptives venues présenter leurs enfants roumains adoptés, ont poursuivi leur lobbying.
La semaine décisive est arrivée : la loi a été présentée et acceptée par le Parlement roumain en mai 2004, interdisant l’adoption d’enfants roumains par des familles non roumaines. Néanmoins, les lobbies avaient pour objectif de modifier cette loi après les élections présidentielles.
Lien du documentaire entier :
Ce documentaire aborde également les enjeux complexes de l’adoption internationale, en mettant particulièrement l’accent sur les pratiques douteuses observées au Pérou, Guatemala et à Madagascar.