Scientifiques, experts et familles brisent enfin le silence et accusent la Convention de La Haye de 1993
Article de Racines et Dignité – écrit juste après notre participation au Premier Congrès International « Zajedno u zaštiti djece » (Ensemble pour la protection des enfants), 16 mai 2026, Hôtel Novella Uno, Novi Banovci, Belgrade.
Le 15 mai 2026, Belgrade a vécu un moment historique
Pour la première fois, un congrès international entier a mis les bébés volés au centre des débats. Ce n’était plus une douleur privée ou une « théorie du complot » : c’est devenu une réalité criminelle documentée par la science.Nous, Racines et Dignité, étions présents dans la salle. De nombreuses familles venues de Serbie, Croatie, Bosnie, Allemagne, Roumanie, Angleterre et Autriche ont courageusement témoigné. Des mères brisées et des adoptés kidnappés ont revécu leur calvaire avec une force bouleversante. Plus de 27 intervenants et experts internationaux – de Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Allemagne (ex-RDA), Grande-Bretagne, Belgique, Canada, États-Unis, Grèce, France, Roumanie, Bulgarie, Slovénie, Suède, Colombie, Bangladesh et de nombreux autres pays – ont transformé ce congrès en un cri collectif, puissant et unanime : « Assez de mensonges ! »
Des scientifiques et experts ont brisé le silence
Une équipe de criminologues britanniques (Prof. Paul Thornbury PhD and associates et Prof Sandi dizdarevic PhD (Bosnia and Herzegovina)) ont présenté le modèle EPDIA (Enlèvement Institutionnel Précoce Post-Accouchement). Basé sur 31 entretiens et 13 cas détaillés (années 1970-2018), ce modèle démonte le mécanisme précis du vol institutionnel :
Sélection des mères vulnérables (jeunes, isolées, sans moyens de contester).
Blanchiment d’identité (nouvelle famille + fausse inhumation).
Suppression : la « longue guerre » contre les parents (documents perdus, harcèlement, disqualification).
C’est un crime d’État organisé, une organisation criminelle structurée avec une symbiose entre hôpitaux, registres et réseaux criminels. Un véritable marché illicite de traite d’enfants.Mais le scandale ne s’arrête pas là.
Mais le scandale ne s’arrête pas là.
Pendant le congrès, la famille Kojić a interrompu Mme Roelie Post pour dénoncer le cas de leur fille arrachée à sa famille d’accueil stable en Serbie pendant 5 ans et exportée en Suède via une adoption « légale » conforme à la Convention de La Haye de 1993.
Roelie Post, experte internationale, l’avait déjà dénoncé : les effets pervers de La Haye 1993. Au lieu de protéger les enfants, cette convention transforme les adoptions internationales en marché légalisé, décourage les vraies réformes nationales et offre un vernis de légalité au blanchiment d’identité.
Mme Roelie Post et la famille Kojić
Point culminant du congrès : la Résolution historique
Les participants ont adopté à l’unanimité une Résolution officielle sur la protection des enfants et le droit à la vérité concernant les nouveau-nés disparus. Ils y condamnent avec la plus grande fermeté les enlèvements systématiques dans les maternités, la falsification des documents, la traite d’organes, l’exploitation sexuelle ainsi que le rôle des autorités qui couvrent ces crimes depuis des décennies.
La grande victoire : la naissance de l’Organisation Internationale FIND
Ce moment restera gravé dans l’histoire : la création de l’Organisation Internationale FIND (International Organization for Finding Disappeared and Kidnapped Children from Maternity Hospitals).
Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale pour la protection de l’enfance, il a été fièrement annoncé que FIND est désormais établie. Bientôt officiellement enregistrée, elle sera dirigée par sa future Présidente Mme Roelie Post et deviendra l’autorité centrale supranationale, indépendante des États.
Sa mission est claire et ambitieuse :
coordonner les enquêtes internationales,
créer une base de données ADN mondiale et un registre unifié des enfants disparus,
protéger les témoins et les lanceurs d’alerte,
ouvrir toutes les archives d’État (police, hôpitaux, services de sécurité),
examiner toutes les adoptions internationales suspectes,
exiger des États une reconnaissance publique et des excuses officielles,
faire appliquer le principe que les crimes contre les enfants n’ont pas de prescription.
FIND viendra également renforcer le combat d’ACT Against Child Trafficking. Ensemble, ils seront plus forts.
Le droit à la vérité est désormais reconnu comme un droit inaliénable, que ni la bureaucratie, ni les délais de prescription, ni les intérêts politiques des États ne peuvent plus étouffer.
Cette résolution historique porte la signature d’Ana Pejić, Co-Présidente du congrès et présidente de l’Association des Parents des Bébés Disparus de Voïvodine. Véritable grande force du mouvement, elle incarne depuis des années le courage, la détermination et la combativité des familles serbes dans leur quête inlassable de vérité et de justice.
Intervention Juliane Hubsch-Congrès internationale 15 mai 2026-Belgrade
Julliane Hubsch, psychothérapeute allemande présente au congrès a témoigné avec une force bouleversante sur la perte ambiguë et le trauma profond des mères de l’ex-RDA : à qui l’on a annoncé la mort de leur enfant sans jamais montrer de corps, sans documents cohérents, sans aucune vérité. Son message est limpide : ce n’est pas un drame local.
C’est un crime international contre les enfants, contre les familles et contre la vérité elle-même.Assez.Ce premier congrès sur les bébés volés n’est pas une fin : c’est un début.
Racines et Dignité exige, avec l’ensemble des participants :
la mise en place immédiate de FIND et de la base de données ADN internationale,
la suspension immédiate des adoptions internationales et que la vérité soit établie,
l’abandon pur et simple du modèle actuel de la Convention de La Haye de 1993.
Les enfants ne sont pas des marchandises. Ni pour les réseaux hospitaliers, ni pour les agences d’adoption qui se cachent derrière les textes internationaux.
La vérité n’a pas de date de péremption. Les enfants volés non plus.
Pour en savoir plus :
Vidéo complète de la présentation académique « OTMICA BEBA POTVRDJENA » (sous-titrée en serbe) Regarder la vidéo
Apôtre zélé des ‘faux orphelins’ roumains qu’il ‘sauvait’ à coups de lobbys sulfureux, cet ancien financier à la banque Lazard Frères et administrateur à l’Institut Pasteur, et homme très influent aux relations professionnelles avec des figures comme Valéry Giscard d’Estaing, Bernard Arnault, George Soros, Tony Blair et Arielle Malard de Rothschild n’a vu aucune nécrologie publiée en sa mémoire.
Chers adoptés nés en roumanie ,
François Polge de Combret, décédé le 8 octobre 2025 à Londres, était une figure opportuniste de ce scandale qui nous a arrachés à nos racines.
Fondateur de l’Ong SERA (Solidarité Enfants Roumains Abandonnés) en 1990 dont il a présidé le Conseil d’administration jusqu’à la fusion avec l’Ong Care France en 2003. Il est accusé d’avoir orchestré un système intéressé : sorties massives d’enfants via l’adoption internationale, visas médicaux frauduleux, sans consentement des familles biologiques, transformant notre douleur en marchandise sous couvert d’humanitaire.
Des archives comme la base de données d’Act (Against Child Trafficking) (2) montrent des critiques dès 1990 sur ses méthodes « pro-domo » (intéressées), et des alertes ignorées depuis plus de 25 ans (ex. : ambassade française à Bucarest en 2001).
Dès les années 90, une note du cabinet Delors critique explicitement une opération d’adoption internationale de 10 000 à 20 000 enfants comme incompatible avec la dignité de la Roumanie, accusant de Combret de critiques systématiques et répétitives qui détournent les services de leur tâche prioritaire d’œuvrer pour les enfants.
Pourtant, en mars 1993, Mr Jacques Delors (Président de la Commission Européenne de 1985 à 1995) a personnellement validé une opération d’adoption internationale massive, contrastant avec les critiques internes de son cabinet.
Comment expliquer cette incohérence, si ce n’est par l’influence des lobbies comme celui de Combret ?
Archives déclassées Cabinet de Mr Delors-2024-ACT
D’autres archives du cabinet Delors (déclassifiées en 2024 de 45 pages) révèlent que l’UE a alloué des millions d’ECU (Unité de compte européenne) pour l’aide aux orphelins roumains dès 1990 (budgets pour médicaments, nourriture, réhabilitation via ONG comme Croix Rouge et MSF) via le programme PHARE (Poland and Hungary: Assistance for Restructuring their Economies) étendu à la Roumanie en 1990, mais avec une coordination chaotique qui a ouvert la porte à des abus comme ceux de SERA.
Archives déclassées Cabinet de Mr Delors-2024-ACT
Mr de Combret a promu la désinstitutionalisation en utilisant des images diffamatoires et exploitées de la situation des enfants roumains pour justifier ses actions et lever des fonds.
Il a propagé le mythe de l’abandon lié à la pauvreté : son objectif a été de détruire la Convention relative aux droits de l’enfant, pour la remplacer par la convention la haye 93 afin créer un véritable marché de l’enfants.
Cristian Tabacaru, qui a créé l’Ong SERA Roumanie et, est devenu secrétaire d’État à la Protection de l’Enfance en 1997 (nommé avec l’influence française, notamment sous la Présidence de Mr Jacques Chirac), est accusé d’avoir légalisé un trafic d’enfants via ce système.
SERA Roumanie, partenaire de CARE France touche des financements de la Commission Européenne, y compris via la Fondation Hippocrène (créée par Jean Guyot, a rejoint la banque Lazard Frères en 1955 en tant qu’associé-gérant à Paris, banquier influent, proche de la construction européenne).
François de Combret et sa femme, May de Lasteyrie du Saillant (nièce de Valéry Giscard d’Estaing), étaient des grands donateurs à la fondation Hyppocrène, avec des contributions familiales estimées à des dizaines de milliers d’euros.
Parmi ces réseaux, Arielle Malard de Rothschild, ancienne de Lazard Frères et présidente de CARE France depuis 2007 (présidente de CARE International depuis 2019), illustre les liens entre finance et humanitaire.
N’est-ce pas un moyen idéal pour blanchir de l’argent ou masquer des conflits d’intérêt, quand une fondation finance des projets liés à SERA Roumanie tout en recevant des dons d’une famille impliquée dans le scandale ?
Quels liens occultes cela cache-t-il entre élites financières, européennes et humanitaires ?
De plus, sur sa page Wikipédia de Mr de Combret, une référence à ses « comptes rendus de voyage » en Roumanie (1990-2006), présentés comme riches en éléments sociologiques sur l’abandon des enfants pré- et post-décembre 1989 et censés être aux archives CARE France, a disparu en janvier 2023. Une façon de cacher la vérité sur ses activités et le travail terrain de SERA ?
Ces élites riches et milliardaires – comme Arnault, Soros et les réseaux Lazard – ont perpétué un système qui a détruit nos vies : pertes d’identité sans réparation possible, familles biologiques brisées, traumas durables.
Comment ces puissants, avec leurs connexions politiques et financières, ont-ils pu ignorer – ou couvrir – les alertes pendant 35 ans, laissant plus de 30 000 enfants roumains comme nous dans l’ombre de l’impunité ? Leur richesse et influence ont-elles servi à protéger les coupables au détriment de nos droits fondamentaux ?
Condamné en avril 2022 à 3 ans de prison avec sursis et 1 million d’euros de confiscation pour blanchiment de fraude fiscale aggravée et abus de biens sociaux, il attendait encore une enquête de la police fédérale australienne (AFP) pour corruption dans l’affaire Simandou en Guinée.
Enfin, nous espérons que son mystérieux ouvrage Le Roi nu, annoncé depuis 2020 , paraîtra-t-il un jour?
Certes son décès nous prive de justice, mais renforce notre amertume et notre détermination, car il avait l’art d’impliquer un large réseau pour légaliser son trafic
Pour beaucoup des 30 000 victimes, c’est un trauma sans fin : perte d’identité à vie colère face à l’impunité. Aucun état ne veut ’assister les multiples victimes de ces crimes organisés.
Nous ne lâchons pas !
Rejoignez Racines & Dignité pour la vérité, les réparations et la justice.
Vous avez le droit de connaître toute la vérité sur vos origines et les circonstances de votre départ de Roumanie.
Leagănul De Copii Nr. 1, București
Pourquoi cette lettre vous concerne ?
Chers adoptés,
Vous avez le droit de connaître toute la vérité sur vos origines et les circonstances de votre départ de Roumanie.
Cette lettre n’a pas pour but de raviver des blessures, mais de vous donner les moyens de réclamer des réponses, des réparations et une reconnaissance officielle des abus subis. Votre histoire ne doit pas être effacée, et justice doit être rendue pour ceux qui ont souffert dans l’ombre de ces institutions.
La réalité cachée de Sfânta Ecaterina
Le Centre Sfânta Ecaterina à Bucarest, autrefois le plus grand orphelinat de Roumanie, était un point central pour des réseaux organisés qui exploitaient des enfants abandonnés, volés ou manipulés, les plaçant sur un marché lucratif de l’adoption. Sous couvert de missions humanitaires, des agences d’adoption ont dissimulé corruption, trafic humain et exploitation dans la Roumanie post-Ceaușescu. Fondé à l’origine par la famille de la princesse Ecaterina Olympia Caradja-Cantacuzino (1893-1993), le centre est devenu, dans les années 2000, un symbole.
@dosaresecrete-Princesse Ecatrina Caradja
Des études comme le Bucharest Early Intervention Project (BEIP) (1) ont fait la promotion de la désinstutionalisation, tout en soulevant des questions éthiques sur l’utilisation de mineurs comme sujets de recherche. Les méthodes controversées du BEIP, comme la randomisation d’enfants dans des environnements nuisibles, visaient à promouvoir la l’adoption internationale.
L’Ong SERA (Solidarité enfants roumains abandonnés) était l’organisateur du BEIP, comme révélé dans le documentaire allemand « Cherche enfant, paye cash – le lobby de l’adoption ». 2
Malgré ces graves allégations, SERA a été déclarée ONG d’utilité publique par le gouvernement roumain en 2020, et bénéfice des fonds européens.
Une vérité plus sombre : trafic et exploitation
Derrière la façade humanitaire se cache une réalité troublante. Des documents déclassifiés américains suggèrent que la famille Caradja, notamment Alexandra « Tanda », aurait été impliquée des opérations d’intelligence après la guerre. Dans les années 1990, Sfânta Ecaterina est devenu un centre de trafic d’enfants, avec la participation des avocates comme Iliana Bustea (Fondation Irene).
Extrait document déclassifié par le Interagency Security Classification Appeals Panel (ISCAP)-archives nationales des Etats Unis
Le Musée de l’Abandon : une mémoire sélective ?
La chaîne de mensonges sur les horreurs des orphelinats roumains se perpétue depuis des décennies, transformant la souffrance en un business lucratif pour les acteurs impliqués dans la désinstitutionalisation et les adoptions internationales, comme en témoigne le Muzeul Abandonului (Musée de l’Abandon), lancé en 2021 comme un « musée-forum digital et participatif » prétendant cartographier la culture de l’abandon et offrir un espace de dialogue pour les survivants du système communiste et post-communiste. Cependant, ses liens avec SERA et Hope and Homes for Children Romania, acteurs clés du lobby de la désinstitutionalisation, suscitent des inquiétudes.
Ces groupes sont critiqués pour avoir promu des fermetures d’orphelinats qui ont facilité des adoptions lucratives, tout en ignorant les accusations de corruption et de trafic. Ce récit sélectif risque de blanchir l’histoire, transformant les horreurs du passé en une entreprise rentable pour les mêmes réseaux, désormais déguisés en sauveurs.
Le projet de régénération : guérison ou effacement ?
Aujourd’hui, le projet de régénération urbaine annoncé en 2023 pour transformer l’ancien site en campus avec musée, parc et centres thérapeutiques, géré par la DGASPC,( (Direcția Generală de Asistență Socială și Protecția Copilului), et financé par des fonds européens interroge : est-ce une reconnaissance historique ou une tentative d’effacer le passé, les souffrances et les trafics qui ont marqué votre histoire ? Il est temps d’exiger des enquêtes pour préserver la mémoire et obtenir justice. (3)
Chers adoptés, il est temps d’exiger des enquêtes pour préserver la vérité, les documents nous concernant et obtenir justice.
Votre histoire compte. Assurons-nous qu’elle ne soit ni oubliée ni réécrite.
Marion LE ROY
(1) L’expérimentation BEIP (Bucharest Early Intervention Project), lancée en 2000 par des chercheurs comme l’américain Charles Nelson, est une étude randomisée sur les effets de la privation psychosociale dans ces institutions : elle a comparé des enfants restés en orphelinat (comme ceux du Leagănul Sfânta Ecaterina, rebaptisé sous le communisme) à ceux placés en familles d’accueil, révélant des impacts durables sur le développement cérébral, mais soulevant des critiques éthiques pour avoir maintenu un groupe contrôle en institution, potentiellement prolongeant leur souffrance au nom de la science.
Chez Racines et Dignité, nous nous engageons à défendre les droits des enfants et à exposer les dynamiques qui affaiblissent les protections internationales, comme la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE). Aujourd’hui, nous examinons les sources officielles d’Enfance et Familles d’Adoption (EFA), une fédération influente dans le paysage de l’adoption en France. Bien que leurs actions soient présentées comme un soutien aux familles, elles révèlent souvent une pression pour assouplir les règles, au risque de contourner les principes éthiques de la CIDE.
La Structure et le Positionnement d’EFA
EFA est une fédération regroupant 92 associations départementales et environ 6 000 familles adoptives et adoptés majeurs. Elle se définit comme un mouvement qui « prépare et guide les candidats à l’adoption » et « soutient les adoptants dans leur parentalité ». Sur leur site officiel, une section est dédiée aux « prises de position » et communiqués, où ils expriment ouvertement leur plaidoyer pour des réformes en matière d’adoption. Ce positionnement n’est pas neutre : il vise à influencer les politiques publiques en faveur d’un accès plus facile aux enfants, tant au niveau national qu’international. EFA met l’accent sur l' »intérêt supérieur de l’enfant », mais leurs propositions priorisent souvent les besoins des familles adoptives, ce qui peut entrer en conflit avec les exigences de la CIDE pour une protection stricte contre les abus.
Des documents publics qui révèlent une pression claire
L’un des exemples les plus emblématiques est leur document « 10 propositions pour une mobilisation en faveur des enfants délaissés », publié en juillet 2023. Ce PDF, accessible publiquement, exerce une pression directe sur les autorités françaises pour réformer les politiques d’adoption :
Proposition 1 : Créer une cellule nationale de soutien pour les pupilles de l’État, afin de faciliter leur placement en adoption.
Proposition 2 : Adapter les agréments pour mieux correspondre aux profils des familles et des enfants, accélérant ainsi les matching.
Ils appellent aussi à un rééquilibrage des budgets : par exemple, ils soulignent que seulement 89 000 € étaient alloués à l’adoption nationale en 2012, contre 6 millions pour l’internationale, et demandent une augmentation pour « mobiliser » plus d’enfants vers l’adoption.
Ces propositions impliquent une pression sur les institutions pour augmenter le nombre d’enfants disponibles à l’adoption, en alertant sur les 150 000 enfants placés à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). Ils réitèrent des recommandations non appliquées depuis 1995, issues de rapports comme ceux de Mattei ou Colombani. Bien que cela semble constructif, ce lobbying est orienté vers un accès accru aux enfants, potentiellement au détriment des efforts pour préserver les familles biologiques – un pilier de la CIDE.
Participation à des événements officiels
EFA ne se limite pas aux documents : ils participent activement à des colloques et débats officiels. Par exemple, lors d’un événement organisé par le Ministère des Affaires étrangères en 2016, Nathalie Parent, représentante d’EFA, a discuté des impacts des suspensions d’adoptions internationales (comme en République Démocratique du Congo). Ces interventions visent à plaider pour une reprise des flux d’adoptions, en minimisant les risques éthiques soulignés par des scandales passés. En 2025, EFA continue d’organiser des journées professionnelles et des webinaires, comme ceux prévus en novembre sur les pupilles de l’État, renforçant leur influence auprès des décideurs.
Pourquoi cela nous préoccupe chez Racines et Dignité
Ces actions d’EFA, bien que légales et transparentes, illustrent comment un plaidoyer « constructif » peut affaiblir les garde-fous de la CIDE. En poussant pour plus de budgets et de rapidité, ils risquent d’ignorer les causes profondes de l’abandon (pauvreté, inégalités) et les adoptés qui réclament plus de transparence sur leurs origines.
Plus récemment, un article de La Croix (juin 2025-Fin de l’adoption internationale : « On a l’impression d’être des voleurs d’enfants ») rapporte le désarroi des familles face aux fermetures, avec des adoptants se sentant « comme des voleurs d’enfants » à cause des falsifications révélées – et EFA est citée comme partenaire dans des débats sur ces « pratiques illicites », où ils plaident pour une continuité malgré les risques.
Nous appelons à une vigilance accrue : rejoignez Racines et Dignité pour soutenir des réformes qui priorisent vraiment l’enfant, pas le « marché » de l’adoption.
Partagez vos témoignages, et ensemble, défendons une enfance respectée et protégée.
Le collectif Racines & Dignité est né d’une urgence et d’une vérité révélée grâce au travail de Madame Roelie Post (1), politologue néerlandaise et fonctionnaire à la Commission Européenne, où elle s’est spécialisée sur les droits des enfants en Roumanie. Reconnue comme lanceuse d’alerte aux Pays-Bas, mais ni par la Commission Européenne ni par la justice Belge, elle a été licenciée en 2018 après avoir dénoncé les abus dans les adoptions internationales. Malgré les intimidations très graves et l’absence de reconnaissance de la Commission Européenne, son travail, bien documenté, nous a ouvert les yeux sur une vérité dérangeante : derrière les adoptions internationales se cache un système qui engendre systématiquement des abus, orchestrés par des réseaux de trafic organisés. Par ces révélations, cette vérité cachée par le lobby d’adoption, nous avons créé le collectif Racines & Dignité pour défendre les victimes de ces pratiques. Notamment, à l’image des 150 enfants roumains amenés dès 1990 en France par l’ONG SERA France-Roumanie sous prétexte de visas médicaux. Par la suite, SERA France-Roumanie a fusionné avec la Fondation Care France, qui a pris le relais pour assurer le suivi de ces 150 enfants, mais sans mettre fin aux abus qu’ils subissent.
Nous révélons des faits glaçants et appelons à une mobilisation urgente pour que justice soit rendue.
Un trafic organisé avec des visas frauduleux
Entre les années 1990 et 2011, 150 enfants roumains ont été amenés en France et en Belgique par l’Ong SERA, dirigée par M. de Combret, sous prétexte de visas médicaux de courte durée. Ces visas étaient basés sur des faux certificats médicaux avec un réseau de médecins, et sans le consentement de leurs familles puisqu’ils étaient déclarés « abandonnés« . Les enfants étaient systématiquement déplacés de leurs villes natales pour que leurs familles ne les retrouvent pas. Des familles cherchent leurs enfants portés disparus.
En 2006, SERA France fusionne avec la fondation CARE France. En 2007, le programme SERA a été confié à l’association Vivre En Famille en avril 2007 tandis que CARE France assure les aspects financiers. Mme Arielle de Rothschild ( Gérante chez Rothschild,) est présidente de CARE France
Pire encore, la grande majorité de ces enfants n’est jamais retournée en Roumanie, leurs familles restant sans nouvelles, plongées dans l’angoisse et l’incertitude.
Abus sexuels, maltraitances, tortures et séquestrations
Une fois en France, ces enfants ont été livrés à un sort tragique. Beaucoup ont été abusés sexuellement, séquestrés, et maltraités dans des familles d’accueil ou des institutions. Une jeune femme que nous accompagnons déclarée handicapée, arrivée en 2000, a été violée à l’âge de 18 ans par un membre de sa famille d’accueil, avant d’être placée dans une institution spécialisée Ces violences, infligées à des enfants déjà vulnérables, révèlent une cruauté insupportable.
Voici un exemple d’ histoire parmi tant d’autres souvent racontée pour manipuler ou justifier les actions de l’Ong SERA
Un Banquier Fortuné au Secours des Enfants Roumains- Pourquoi les déplacer en France et ailleurs ?
Enfermement et traitements médicaux lourds : un réseau à l’œuvre ?
Aujourd’hui, la majorité de ces 150 enfants sont enfermés dans des institutions, souvent sous des traitements médicaux lourds, parfois injustifiés, qui les maintiennent dans un état de dépendance et de silence. Nous soupçonnons l’existence d’un réseau derrière ces agissements, qui aurait orchestré leur enfermement pour étouffer leurs voix et protéger les responsables.
Qui tire les ficelles de cette machine à broyer des vies ?§
Une inaction des autorités qui scandalise
En 2022, notre collectif a déposé des plaintes au parquet de Paris, accompagnées de preuves accablantes contre SERA. Malgré nos alertes répétées et de nombreuses plaintes, la procureure de la République reste muette.
M. de Combret n’a jamais été auditionné, alors que certains d’entre nous ont été entendus par l’OLTIM (Office de lutte contre le trafic illicite de migrants). Cette inaction est une trahison pour ces enfants.
Des intimidations pour nous faire taire
Le 25 mai 2025, Marion Le Roy a reçu un e-mail frauduleux envoyé depuis une adresse falsifiée (a….@gendamerie.interieur.gouv.fr (mailto:a……@gendamerie.interieur.gouv.fr), alors que le domaine officiel est gendarmerie.interieur.gouv.fr). Cet e-mail, prétendant mener une « enquête judiciaire » sans aucune information, demandait ses coordonnées.
Le 27 mai 2025, après être allée dans une brigade de gendarmerie pour dénoncer cette fraude, il a été bien confirmé que l’expéditeur, A……l, est un gendarme en poste. Il sera même contacté, et a admis avoir envoyé cet e-mail, sans référence officielle, et a tenté de la recontacter à 17h42, sans succès.
Ces actes, qualifiables d’usurpation d’identité numérique (article 226-4-1 du Code pénal) et de tentative d’intimidation (article 434-5), soulèvent une question grave : ce gendarme agit-il pour protéger un réseau impliqué dans ce trafic ? Ces pressions mettent Marion et toutes les victimes en danger.
D’après une source fiable, aucune plainte n’a été déposée contre Marion Leroy : ces agissements relèvent uniquement de l’intimidation, visant à faire taire notre combat.
Un appel à la mobilisation
Face à l’inaction des autorités, nous restons déterminés
Nous lançons un appel urgent à la société civile, aux médias, et aux organisations de défense des droits humains :
Exigez une enquête approfondie sur ce réseau et sur les agissements de ce gendarme.
Demandez des mesures de protection, d’assistances immédiates pour les 150 enfants, et toutes les victimes arrivées illégalement en France via l’adoption internationale.
Brisez le silence sur ce trafic qui détruit des vies depuis des décennies.
Et des questions cruciales restent en suspens face à un réseau tentaculaire et transfrontalier :
Combien sont arrivés avec de faux diagnostics médicaux, car ces certificats frauduleux étaient le moyen utilisé pour justifier leur venue en France sans le consentement de leurs familles.
Combien de ces 150 enfants sont encore vivants aujourd’hui ?
Pourquoi la fondation CARE France, qui a pris le relais pour le suivi de ces enfants, n’a-t-elle pas agi pour les protéger face à tous ces abus ?
Ces enfants ont ils été des cobayes pour des expérimentations médicales ?
Les familles d’accueil qui les ont accueillis étaient-elles réellement agréées par les autorités ?
Combien d’argent ces familles et l’ONG SERA ont-elles touché pour ces placements ?
Rejoignez notre combat : partagez cet article, contactez-nous pour témoigner ou apporter votre soutien, et aidez-nous à faire entendre la voix de ces 150 enfants.
Ensemble, nous pouvons obtenir justice face ces crimes contre l’humanité.
Contact : grouperacinesetdignite@protonmail.com
(1) : https://www.roeliepost.eu/
« Romanian for export only » (2007-Roelie Post)- https://www.roeliepost.eu/buy-the-book/
La FAF, qui a servi d’intermédiaire pour 8 500 adoptions en France et à l’étranger depuis sa création, a annoncé sa fermeture en 2025 via un message discret publié sur son site internet le 24 janvier. Selon Libération, ce message, signé par le président Damien O’Neill, indique que l’année 2025 sera « très particulière » pour la FAF et les Nids de Paris, et que l’organisme est « contraint de mettre un terme à cette magnifique aventure ». Cette annonce est restée largement inaperçue dans les médias, hormis la couverture de Libération dans son article du 21 février 2025.
Souvenez vous «Libération» a publié une enquête en juin 2024 sur plusieurs intellectuels français, mis en cause pour des crimes sexuels. Parmi les hommes impliqués, on retrouve de grands patrons de presse, un avocat François Gibault et l’écrivain Gabriel Matzneff.
La FAF et l’affaire de la rue du Bac, bien que séparées dans leurs faits, sont liées par un contexte systémique : les failles dans les processus d’adoption (illustrées par les pratiques de la FAF) et l’impunité dans certains milieux influents (illustrée par les abus de la rue du Bac) ont créé un environnement où des enfants vulnérables pouvaient être exploités. Inès Chatin, adoptée en 1974 dans des conditions douteuses, et victime de crimes sexuels dénonce un lien possible entre son adoption irrégulière et les abus subis.
Lien avec le fax de François de Combret (1990)
Le fax (archives diplomatiques) envoyé par M. François de Combretde la maison de la banque Lazard &compagnie le 19 novembre 1990 à M. Renaud Vignal (ambassadeur à bucarest), mentionnant M.Petre Roman, alors Premier ministre roumain, éclaire le rôle historique de la FAF dans les adoptions internationales. M. de Combret, qui venait de fonder l’Ong SERA (avec M. Claude Griscelli et M.François Delafosse) pour aider les orphelins roumains, proposait d’impliquer la FAF pour « trier » les enfants à adopter, dans un contexte où les orphelinats roumains, médiatisés après 1989, suscitaient une forte demande. Les émissions de TF1 évoquées dans le fax visaient probablement à sensibiliser le public français, mais aussi à stimuler cette demande.
Ce projet intervient après les irrégularités documentées dans les années 1960-1970, et les soupçons de trafic d’enfants roumains dans les années 1990 (10 000 enfants « exportés » en 1992, selon des rapports) montrent que ces initiatives, bien qu’humanitaires en apparence, ont souvent conduit à des abus.
La fermeture discrète de la FAF en 2025 pourrait refléter une volonté d’étouffer ces controverses, y compris celles liées à des projets comme celui de M. de Combret qui impliquaient l’organisme dans des adoptions internationales potentiellement opaques.