François Polge de Combret n’est plus : une figure opportuniste du scandale des adoptions roumaines

Mission Roumanie- Médecins du monde-SERA-1991 (1)

Apôtre zélé des ‘faux orphelins’ roumains qu’il ‘sauvait’ à coups de lobbys sulfureux, cet ancien financier à la banque Lazard Frères et administrateur à l’Institut Pasteur, et homme très influent aux relations professionnelles avec des figures comme Valéry Giscard d’Estaing, Bernard Arnault, George Soros, Tony Blair et Arielle Malard de Rothschild n’a vu aucune nécrologie publiée en sa mémoire.

Chers adoptés nés en roumanie ,

François Polge de Combret, décédé le 8 octobre 2025 à Londres, était une figure opportuniste de ce scandale qui nous a arrachés à nos racines.

Fondateur de l’Ong SERA (Solidarité Enfants Roumains Abandonnés) en 1990 dont il a présidé le Conseil d’administration jusqu’à la fusion avec l’Ong Care France en 2003. Il est accusé d’avoir orchestré un système intéressé : sorties massives d’enfants via l’adoption internationale, visas médicaux frauduleux, sans consentement des familles biologiques, transformant notre douleur en marchandise sous couvert d’humanitaire.

Des archives comme la base de données d’Act (Against Child Trafficking) (2) montrent des critiques dès 1990 sur ses méthodes « pro-domo » (intéressées), et des alertes ignorées depuis plus de 25 ans (ex. : ambassade française à Bucarest en 2001).

Dès les années 90, une note du cabinet Delors critique explicitement une opération d’adoption internationale de 10 000 à 20 000 enfants comme incompatible avec la dignité de la Roumanie, accusant de Combret de critiques systématiques et répétitives qui détournent les services de leur tâche prioritaire d’œuvrer pour les enfants.

Pourtant, en mars 1993, Mr Jacques Delors (Président de la Commission Européenne de 1985 à 1995) a personnellement validé une opération d’adoption internationale massive, contrastant avec les critiques internes de son cabinet.

Comment expliquer cette incohérence, si ce n’est par l’influence des lobbies comme celui de Combret ?

Archives déclassées Cabinet de Mr Delors-2024-ACT

D’autres archives du cabinet Delors (déclassifiées en 2024 de 45 pages) révèlent que l’UE a alloué des millions d’ECU (Unité de compte européenne) pour l’aide aux orphelins roumains dès 1990 (budgets pour médicaments, nourriture, réhabilitation via ONG comme Croix Rouge et MSF) via le programme PHARE (Poland and Hungary: Assistance for Restructuring their Economies) étendu à la Roumanie en 1990, mais avec une coordination chaotique qui a ouvert la porte à des abus comme ceux de SERA.

Archives déclassées Cabinet de Mr Delors-2024-ACT

Mr de Combret a promu la désinstitutionalisation en utilisant des images diffamatoires et exploitées de la situation des enfants roumains pour justifier ses actions et lever des fonds.

Il a propagé le mythe de l’abandon lié à la pauvreté : son objectif a été de détruire la Convention relative aux droits de l’enfant, pour la remplacer par la convention la haye 93 afin créer un véritable marché de l’enfants.

Cristian Tabacaru, qui a créé l’Ong SERA Roumanie et, est devenu secrétaire d’État à la Protection de l’Enfance en 1997 (nommé avec l’influence française, notamment sous la Présidence de Mr Jacques Chirac), est accusé d’avoir légalisé un trafic d’enfants via ce système.

SERA Roumanie, partenaire de CARE France touche des financements de la Commission Européenne, y compris via la Fondation Hippocrène (créée par Jean Guyot, a rejoint la banque Lazard Frères en 1955 en tant qu’associé-gérant à Paris, banquier influent, proche de la construction européenne).

François de Combret et sa femme, May de Lasteyrie du Saillant (nièce de Valéry Giscard d’Estaing), étaient des grands donateurs à la fondation Hyppocrène, avec des contributions familiales estimées à des dizaines de milliers d’euros.

Document Fondation Hippocrène 20 ans-1992-2012 (3)

Parmi ces réseaux, Arielle Malard de Rothschild, ancienne de Lazard Frères et présidente de CARE France depuis 2007 (présidente de CARE International depuis 2019), illustre les liens entre finance et humanitaire.

N’est-ce pas un moyen idéal pour blanchir de l’argent ou masquer des conflits d’intérêt, quand une fondation finance des projets liés à SERA Roumanie tout en recevant des dons d’une famille impliquée dans le scandale ?

Quels liens occultes cela cache-t-il entre élites financières, européennes et humanitaires ?

De plus, sur sa page Wikipédia de Mr de Combret, une référence à ses « comptes rendus de voyage » en Roumanie (1990-2006), présentés comme riches en éléments sociologiques sur l’abandon des enfants pré- et post-décembre 1989 et censés être aux archives CARE France, a disparu en janvier 2023. Une façon de cacher la vérité sur ses activités et le travail terrain de SERA ?

Ces élites riches et milliardaires – comme Arnault, Soros et les réseaux Lazard – ont perpétué un système qui a détruit nos vies : pertes d’identité sans réparation possible, familles biologiques brisées, traumas durables.

Comment ces puissants, avec leurs connexions politiques et financières, ont-ils pu ignorer – ou couvrir – les alertes pendant 35 ans, laissant plus de 30 000 enfants roumains comme nous dans l’ombre de l’impunité ?  Leur richesse et influence ont-elles servi à protéger les coupables au détriment de nos droits fondamentaux ?

Condamné en avril 2022 à 3 ans de prison avec sursis et 1 million d’euros de confiscation pour blanchiment de fraude fiscale aggravée et abus de biens sociaux, il attendait encore une enquête de la police fédérale australienne (AFP) pour corruption dans l’affaire Simandou en Guinée.

Enfin, nous espérons que son mystérieux ouvrage Le Roi nu, annoncé depuis 2020 , paraîtra-t-il un jour?

Certes son décès nous prive de justice, mais renforce notre amertume et notre détermination, car il avait l’art d’impliquer un large réseau pour légaliser son trafic

Pour beaucoup des 30 000 victimes, c’est un trauma sans fin : perte d’identité à vie colère face à l’impunité. Aucun état ne veut ’assister les multiples victimes de ces crimes organisés.

Nous ne lâchons pas !

Rejoignez Racines & Dignité pour la vérité, les réparations et la justice.

Contact : racines-dignite.org ou grouperacinesetdignite@protonmail.co

Marion LE ROY

  1. https://www.youtube.com/watch?v=BDpVWunKbNo
  2. https://www.againstchildtrafficking.org/
  3. Document Fondation Hippocrène

Lettre ouverte aux adoptés du centre Sfânta Ecaterina à Bucarest : votre droit à la vérité.

Vous avez le droit de connaître toute la vérité sur vos origines et les circonstances de votre départ de Roumanie.

Leagănul De Copii Nr. 1, București

Pourquoi cette lettre vous concerne ?

Chers adoptés,

Vous avez le droit de connaître toute la vérité sur vos origines et les circonstances de votre départ de Roumanie.

Cette lettre n’a pas pour but de raviver des blessures, mais de vous donner les moyens de réclamer des réponses, des réparations et une reconnaissance officielle des abus subis. Votre histoire ne doit pas être effacée, et justice doit être rendue pour ceux qui ont souffert dans l’ombre de ces institutions.

La réalité cachée de Sfânta Ecaterina

Le Centre Sfânta Ecaterina à Bucarest, autrefois le plus grand orphelinat de Roumanie, était un point central pour des réseaux organisés qui exploitaient des enfants abandonnés, volés ou manipulés, les plaçant sur un marché lucratif de l’adoption. Sous couvert de missions humanitaires, des agences d’adoption ont dissimulé corruption, trafic humain et exploitation dans la Roumanie post-Ceaușescu. Fondé à l’origine par la famille de la princesse Ecaterina Olympia Caradja-Cantacuzino (1893-1993), le centre est devenu, dans les années 2000, un symbole.

Princesse Ecatrina Caradja

@dosaresecrete-Princesse Ecatrina Caradja

Des études comme le Bucharest Early Intervention Project (BEIP) (1) ont fait la promotion de la désinstutionalisation, tout en soulevant des questions éthiques sur l’utilisation de mineurs comme sujets de recherche. Les méthodes controversées du BEIP, comme la randomisation d’enfants dans des environnements nuisibles, visaient à promouvoir la l’adoption internationale.

L’Ong SERA (Solidarité enfants roumains abandonnés) était l’organisateur du BEIP, comme révélé dans le documentaire allemand « Cherche enfant, paye cash – le lobby de l’adoption ». 2

Malgré ces graves allégations, SERA a été déclarée ONG d’utilité publique par le gouvernement roumain en 2020, et bénéfice des fonds européens.

Une vérité plus sombre : trafic et exploitation

Derrière la façade humanitaire se cache une réalité troublante. Des documents déclassifiés américains suggèrent que la famille Caradja, notamment Alexandra « Tanda », aurait été impliquée des opérations d’intelligence après la guerre. Dans les années 1990, Sfânta Ecaterina est devenu un centre de trafic d’enfants, avec la participation des avocates comme Iliana Bustea (Fondation Irene).

https://www.archives.gov/files/declassification/iscap/pdf/2010-081-umissdoc8.pdf

Extrait document déclassifié par le Interagency Security Classification Appeals Panel (ISCAP)-archives nationales des Etats Unis

Le Musée de l’Abandon : une mémoire sélective ?

La chaîne de mensonges sur les horreurs des orphelinats roumains se perpétue depuis des décennies, transformant la souffrance en un business lucratif pour les acteurs impliqués dans la désinstitutionalisation et les adoptions internationales, comme en témoigne le Muzeul Abandonului (Musée de l’Abandon), lancé en 2021 comme un « musée-forum digital et participatif » prétendant cartographier la culture de l’abandon et offrir un espace de dialogue pour les survivants du système communiste et post-communiste. Cependant, ses liens avec SERA et Hope and Homes for Children Romania, acteurs clés du lobby de la désinstitutionalisation, suscitent des inquiétudes.

Ces groupes sont critiqués pour avoir promu des fermetures d’orphelinats qui ont facilité des adoptions lucratives, tout en ignorant les accusations de corruption et de trafic. Ce récit sélectif risque de blanchir l’histoire, transformant les horreurs du passé en une entreprise rentable pour les mêmes réseaux, désormais déguisés en sauveurs.

Le projet de régénération : guérison ou effacement ?


Aujourd’hui, le projet de régénération urbaine annoncé en 2023 pour transformer l’ancien site en campus avec musée, parc et centres thérapeutiques, géré par la DGASPC,( (Direcția Generală de Asistență Socială și Protecția Copilului), et financé par des fonds européens interroge : est-ce une reconnaissance historique ou une tentative d’effacer le passé, les souffrances et les trafics qui ont marqué votre histoire ? Il est temps d’exiger des enquêtes pour préserver la mémoire et obtenir justice. (3)

Chers adoptés, il est temps d’exiger des enquêtes pour préserver la vérité, les documents nous concernant et obtenir justice.

Votre histoire compte. Assurons-nous qu’elle ne soit ni oubliée ni réécrite.

Marion LE ROY

(1) L’expérimentation BEIP (Bucharest Early Intervention Project), lancée en 2000 par des chercheurs comme l’américain Charles Nelson, est une étude randomisée sur les effets de la privation psychosociale dans ces institutions : elle a comparé des enfants restés en orphelinat (comme ceux du Leagănul Sfânta Ecaterina, rebaptisé sous le communisme) à ceux placés en familles d’accueil, révélant des impacts durables sur le développement cérébral, mais soulevant des critiques éthiques pour avoir maintenu un groupe contrôle en institution, potentiellement prolongeant leur souffrance au nom de la science.

(2)

https://www.youtube.com/watch?v=PCkcT8M0Ew0 : Lettre ouverte aux adoptés du centre Sfânta Ecaterina à Bucarest : votre droit à la vérité.

(3) https://www.g4media.ro/fostul-orfelinat-sfanta-ecaterina-de-la-arcul-de-triumf-proiectat-sa-fie-transformat-prin-regenerare-urbana-intr-un-campus-cu-doua-zone-una-publica-cu-muzeu-si-parc-si-alta-cu-c.html

Leagănul Ecaterinei, un hub socio-educațional modern, printr-un parteneriat public-privat pentru comunitate



Courrier adressé à la direction d’Eurojust

Notre groupe « Racines&dignité » a déposé un dossier sur la traite des enfants et la disparition d’enfants roumains avec des plaintes de victimes auprès des autorités judiciaires nationales en France, en Belgique et à European Union Agency for Criminal Justice Cooperation aux Pays Bas. Afin de lutter contre ce crime transfrontalier, nous avons adressé un courrier commun de mise en relation pour qu’une collaboration s’ouvre rapidement sur le traitement du dossier des enfants roumains. Notre inquiétude est que le nombre de victimes est très conséquent et que des enfants continuent à disparaître. Ce dossier était une priorité pour le commissaire Mr Gunter Verheugen. Nous avons besoin de votre soutien, de votre aide, pour que ce crime organisé s’arrête.


Tribunal Judiciaire de Paris
Maître Laure Beccuau Procureure de la République
Française
Parvis du Tribunal de Paris
75859 PARIS CEDEX 17- France
Parquet Fédéral-Federal-Prosecutor’s office
Maître Arnaud D’Oultremond Procureur du Roi en Belgique,
et Maître Debrabant Juriste de Parquet
Rue aux Laines 66 bte 1
1000 Bruxelles- Belgique
Eurojust
Monsieur Ladislav Hamran, Président d’Eurojust
Johan de Wittlaan 9
2517 JR The Hague-Netherlands

Contact : grouperacinesetdignite@protonmail.com

Le 27 Avril 2023

Objet : Mise en relation pour une collaboration transfrontalière sur le traitement du dossier des enfants
roumains-adoption internationale-corruption et crime organisé.

Maître Laure Beccuau Procureure de la République Française
Maître Arnaud D’Oultremond Procureur du Roi en Belgique, et Maître Debrabant Juriste de Parquet
Monsieur Ladislav Hamran Président d’Eurojust,
Notre groupe « Racines&dignité » a déposé un dossier sur la traite des enfants et la disparition d’enfants
roumains avec des plaintes de victimes auprès des autorités judiciaires nationales en France, en Belgique et
à European Union Agency for Criminal Justice Cooperation aux Pays Bas.
Nous demandons depuis le mois d’octobre 2022 :

  • L’ouverture d’enquêtes judiciaires auprès des principaux acteurs ayant participé à notre exode forcé,
    traite humaine dans le cadre de l’adoption internationale sans le consentement de nos familles
    biologiques. En effet Le système de l’adoption internationale a détourné la Convention internationale
    des droits de l’enfant et a créé de faux orphelins grâce à la mise en place de lois d’abandon qui ont permis la plupart des adoptions depuis la Roumanie. Cette pratique doit être rendue publique.
  • L’Union Européenne a investi depuis 1990 au moins 250 millions d’euros avec l’argent du contribuable
    européen pour réformer le système de protection de l’enfance en Roumanie, en 3 périodes :
    La période de 1990 à 2000 : Un financement a été attribué pour l’assistance par des ONG
    transnationale, et la préparation de la réforme de la protection de l’enfance avec un système
    d’adoption internationale fiable sur la base de la convention de la Haye 1993.
    La période de 2000 à 2007 : Suite au scandale sur le trafic d’enfants et l’adoption internationale
    l’Union Européenne change son approche avec l’arrêt de l’assistance internationale par des ONG
    étrangères. Dans le cadre de l’élargissement, le but devient dans le processus de l’adhésion de la
    Roumanie à l’Union Européenne de renforcer le rôle de l’état avec l’aide d’un groupe d’expert
    indépendant européen sur le droits familial et en réformant son système de la protection de l’enfance.
    Les plus grandes institutions ont été fermées pour créer des familles d’accueils et des maisons de
    type de familiale suivie d’une campagne de sensibilisation sur les droits de l’enfant basée sur le CIDE
    qui fait partie de l’acquis communautaire. L’objectif est que les lois roumaines deviennent compatibles
    avec le droit international et les valeurs européennes.
    La période dès 2007, après l’adhésion de la Roumanie, l’Union Européenne a détourné sa direction
    sous l’influence de groupes de lobbies pour rouvrir l’adoption internationale basée sur la convention
    de La Haye 1993.
  • Nous alertons les responsables de l’Union Européenne depuis 2021 pour qu’elle respecte la CIDE et
    qu’une enquête s’ouvre. Nous demandons également une assistance juridique, psychologique et des
    moyens pour nous reconnecter avec nos familles, notre pays. Sans succès, nos demandes ne sont
    pas prises en compte.
  • Nous demandons également une protection de Madame Roelie Post ancienne fonctionnaire de la
    Commission Européenne chargée du dossier des enfants roumains depuis 1999. Elle a dénoncé le
    trafic d’enfants et le détournement de la CIDE qui est le socle juridique de pays membres de l’Union
    Européenne. Sans compter toutes les pressions qu’elle subit depuis le moratoire imposé par la
    Commission Européenne en 2001, elle a porté plainte à plusieurs reprises à la police fédérale belge
    qui ne l’a jamais protégé ou établit de procès-verbaux. Elle est reconnue comme lanceur d’alerte.
    Pour lutter contre cette criminalité transfrontalière, nous vous mettons en relation pour qu’une
    collaboration se mette en place sur le traitement du dossier des enfants roumains. Le nombre de victimes est conséquent puisque de nombreux enfants ont disparus et continuent à disparaître dans divers réseaux de grande criminalité.
    Nous vous communiquons ci-joints nos courriers que nous vous avons adressés.
    Dans l’attente de vos réponses,
    Veuillez agréer, Maître Laure Beccuau, Maître Arnaud D’Oultremond, Maître Debrabant et Monsieur
    Ladislav Hamran, nos plus respectueuses salutations.
  • Le groupe Racines&dignité


Des victimes nées en Roumanie demandent une enquête judiciaire

Le 5 octobre 2022 le groupe Racines & Dignité a déposé des plaintes à la procureure de la République pour l’ouverture d’une enquête judiciaire auprès des principaux acteurs ayant participé à notre exode forcé sans le consentement de nos familles biologiques. Nous publions le courrier adressé à Madame BECCUAU pour que notre demande soit prise en compte face à ces crimes contre l’humanité.


Le 5 octobre 2022

A l’attention de Madame Laure BECCUAU, Procureure de la République de Paris

Madame la Procureure,

Nous avons l’honneur de vous informer que nous sommes un groupe de victimes nés Roumanie dès les années 1960. Nous avons créé le groupe Racines&Dignité afin de dénoncer la mise en place d’un commerce d’enfants et les atteintes aux droits de l’enfant dont nous avons fait l’objet.

Nous sommes :

  • Issus de trafic légalisé dans le cadre de l’adoption internationale,
  • Retirés de notre pays et de nos proches par des ONG pour des hospitalisations sur une courte durée avec des visas médicaux. Nous ne sommes jamais retournés dans nos familles biologiques en Roumanie, les autorités roumaines nous ont déclarés disparus. Le dossier est classé secret.

En conséquence, notre groupe souhaite pour ces faits porter plainte.

Nous demandons qu’une enquête judiciaire s’ouvre avec des investigations auprès des principaux acteurs qui ont participé à notre exode forcé sans le consentement de nos familles biologiques, ainsi que le rôle d’Etat.
En particulier, nous voulons attirer votre attention sur l’ONG Solidarité Enfants Roumains Abandonnés (SERA France) qui a fait venir en France une centaine d’enfants roumains malades via des visas médicaux de courte durée. La plupart ne sont jamais retournés dans leur pays d’origine, d’autres sont arrivés sans le consentement de leurs familles biologiques.

Nous vous joignons la liste ci-joint de ces enfants que nous avons obtenu récemment.

Les enfants ont été placés dans des familles d’accueil, en adoption ou placés à l’ASE. En 2007 les autorités roumaines ont lancé des recherches et les ont déclarés disparus. Il est urgent que les dossiers de ces enfants, et les rapports de SERA, soient saisis à Care France qui en a pris la responsabilité après leur fusion avec SERA France en 2003.

Dans ce courrier vous trouverez des documents complémentaires justifiants l’organisation de ce crime contre l’humanité :

  • Nos fiches individuelles de victimes qui expliquent leur trafic dont elles ont fait l’objet
  • Un dossier qui explique l’organisation de la traite et la disparition d’enfants en Roumanie avec des documents et des rapports officiels sur une clef USB. Sur cette clef se trouve le dossier SERA avec les renseignements sur 22 enfants arrivés avec un visa médical et des informations sur l’adoption de 34 enfants en 1991.
  • Le dossier SERA avec le programme d’action en faveur des enfants abandonnés de Roumanie présenté par M. François de Combret et M. Renaud Vignal (Ambassadeur de France de 1990 à 1993).
  • La Convention entre la France et la Roumanie du 1990. Le recueil des traites et accords internationaux ou classes et inscrits au répertoire au secrétariat de l’ONU (pages 89 à 111).
  • Notre communiqué de presse sur Médiapart.

Le 29 septembre 2022 à Genève, l’ONU se positionne sur les adoptions illégales. Qualifiées jusqu’ici d’escroquerie, elles sont désormais reconnues comme crimes contre l’humanité. Un groupe d’experts exhorte les États à prendre des mesures pour prévenir et éradiquer ces pratiques illicites.
Nous vous remercions de considérer ce courrier avec ses pièces comme un dépôt de plainte.

Dans l’attente des suites que vous donnerez à ce courrier,

Nous vous prions d’agréer, Madame la Procureure de la République de Paris, l’expression de notre plus haute considération.

Le groupe Racines&dignité

Email : grouperacinesetdignite@protonmail.com