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Sarah El Haïry reconnaît les souffrances. Elle refuse les documents.
Le 8 octobre 2026, Sarah El Haïry a parlé de reconnaissance et d’accompagnement à l’issue de la réunion plénière du Conseil national de l’adoption le 8 octobre. Les documents administratifs demandés depuis le 5 novembre 2025, déclarés communicables par la CADA, n’ont toujours pas été transmis.
Le message du 8 octobre
Le 8 octobre 2026, à l’issue de la réunion plénière du Conseil national de l’adoption, Sarah El Haïry a écrit que derrière les adoptions internationales illicites il y a des vies bouleversées, des documents falsifiés, des consentements absents, une histoire cachée. Elle a réaffirmé sa détermination à faire avancer la reconnaissance de ces pratiques et à mieux accompagner les personnes concernées. Écouter, reconnaître, accompagner : c’est, dit-elle, le sens de son engagement.
Nous contestons l’ordre des actes.

Post sur linkedin-Sarah el Haïry le 9 Octobre 2013
Pourquoi nous n’étions pas là
Le collectif Racines et Dignité regroupe des personnes nées en Roumanie, déplacées hors de leur famille et de leur pays dans le cadre d’adoptions internationales, sans le consentement de leurs familles biologiques.Nous n’avons pas assisté à la réunion plénière du Conseil national de l’adoption du 8 octobre 2026.
Notre lettre de refus le dit : l’enquête interministérielle n’a repris aucun des 46 documents que nous avions transmis ; nos noms, et celui de Roelie Post, y sont mal identifiés ; le socle juridique reste la Convention internationale des droits de l’enfant, non la Convention de La Haye de 1993. Nous ne siégeons pas dans une instance qui poursuit l’ordre inverse.
Cette lettre a été adressée à Madame Limon Présidente du CNA avant la séance.
Elle n’a pas reçu de réponse.
La demande du 5 novembre 2025
Le 5 novembre 2025, j’ai adressé un courrier recommandé à Sarah El Haïry pour obtenir les documents administratifs achevés relatifs aux travaux du Conseil national de l’adoption, aux tables rondes sur les pratiques illicites, et au programme AdoptRisk.
Le 21 novembre, son conseiller a indiqué par téléphone qu’il n’y avait pas de compte rendu, que ces échanges étaient informels, et qu’une note au président de la République et au Premier ministre n’avait pas vocation à être diffusée. Aucun écrit ne nous a été adressé dans le délai d’un mois. Le refus est devenu implicite.
La Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), saisie le 26 janvier 2026, a rendu le 18 juin 2026 un avis favorable sur les documents des tables rondes et du programme AdoptRisk (avis n° 202601618). Les documents correspondant aux points 2 et 3 sont communicables, sous réserve des occultations des articles L. 311-5 et L. 311-6 du CRPA.
Elle a transmis la demande au Haut-Commissariat à l’enfance, au GIP France Enfance Protégée et à la Mission de l’adoption internationale.
À ce jour, aucun de ces documents ne nous a été communiqué.
Un recours est en cours devant le tribunal administratif de Paris.
Le 8 octobre 2026, la Haute-Commissaire parle de reconnaissance. Les pièces demandées depuis le 5 novembre 2025 restent inaccessibles. Pourquoi ?
La reconnaissance sans les documents n’est pas une clarification de l’État. C’est un discours. Le socle juridique n’est pas la Convention de La Haye de 1993, qui organise le transfert d’enfants vers des candidats à l’adoption. C’est la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. Tant que la France ne fera pas primer celle-ci, écouter et accompagner ne rétablit pas le droit.
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